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 L’UNION EUROPEENNE N’EST PAS UNE GRANDE PUISSANCE ECONOMIQUE

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Alan Kholmes
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MessageSujet: L’UNION EUROPEENNE N’EST PAS UNE GRANDE PUISSANCE ECONOMIQUE   Mar 11 Mar - 17:33

Par Daniella Markheim et Sally McNamara

Daniella Markheim est analyste des politiques commerciales au Center for International Trade and Economics, et Sally McNamara est analyste politique concernant les affaires européennes au Margaret Thatcher Center for Freedom, à la Heritage Foundation

Avec les turbulences du marché du crédit et du logement, un déficit commercial inquiétant et des craintes de récession, les Etats-Unis ne semblent pas économiquement au mieux de leur forme, et certains commentateurs prédisent que l’Europe va prendre le dessus et devenir la grande puissance économique du futur. Dans un article récent, Steven Hill, directeur de la New America Foundation affirme dissiper « Cinq mythes concernant les maladies de la vieille Europe », et démontrer que l’Union Européenne est en train de prendre l’ascendant.

S’il est très vraisemblable que l’économie américaine va connaître un ralentissement en s’ajustant à la crise du crédit, l’Europe fait face à des défis économiques profonds qui lui sont propres, et doit répondre positivement à ces défis si elle entend rester compétitive.

La vérité sur l’économie européenne

L’économie européenne, avec ses 27 Etats membres, est si on l’examine globalement, bien positionnée par comparaison avec d’autres pays du monde pris individuellement. L’Union européenne est la plus grande puissance marchande du monde et un récipiendaire important d’investissements étrangers directs. Néanmoins, les statistiques globales masquent le fait que ce sont les performances économiques d’une poignée des membres de l’Union qui dopent les statistiques d’ensemble.

En ouvrant ses marchés, en abaissant sa fiscalité sur les entreprises à 12,5% et en investissant dans l’éducation, l’Irlande est devenue le Tigre celtique et a connu ces dernières années des chiffres de croissance enviables 5,7% en 2006. Les Etats d’Europe de l’Est qui ont accédé à l’Europe en 2004 connaissent eux-mêmes aujourd’hui une forte croissance, tout particulièrement les Etats baltes. L’Estonie a mis en œuvre une libéralisation radicale de son économie incluant une fiscalité à taux unique, une suppression du contrôle des prix et de multiples privatisations. En conséquence, son économie a atteint un taux de croissance de 10,9% en 2006, taux que des pays tels que la Belgique, l’Italie, la France et l’Allemagne doivent se contenter d’envier. L’économie britannique, très dynamique depuis les réformes profondes mises en œuvre par Margaret Thatcher dans les années 1980 sont un autre facteur d’amélioration des statistiques européennes. La City de Londres représente à elle seule 42% du marché global des capitaux, 43% du marché des produits dérivés, et 32% du marché des changes.

La Grande-Bretagne, l’Irlande, l’Estonie, grâce à des réformes drastiques, disposent d’avantages concurrentiels, d’une meilleure productivité et des avantages découlant de marchés ouverts. Leurs chiffres, ajoutés à ceux du reste de l’Europe, font apparaître les chiffres d’ensemble sous un jour plus favorable.

Même en prenant les chiffres globaux, les Etats-Unis soutiennent favorablement la comparaison. Entre 2002 et 2006, le PIB global de l’Europe a cru à un rythme annuel moyen de 1,9% : le chiffre pour les Etats-Unis est de 2,9%. En septembre 2007, le taux de chômage moyen en Europe était de 7%, aux Etats-Unis il se situait à 4,7%. La Politique agricole commune européenne protège et finance les agriculteurs riches du continent tout en excluant des marchés européens les agriculteurs les plus pauvres. Selon les services du Trésor du Royaume-Uni, lorsqu’on mesure sa participation au produit global mondial en termes de parité de pouvoir d’achat, l’Union est dans un état chronique de déclin qui semble destiné à se poursuivre.

Il existe une lueur d’espoir sur l’horizon. Face à la concurrence de leurs voisins de l’Est, l’Espagne, l’Allemagne, la France et la Grande Bretagne ont, en effet, abaissé leur fiscalité sur les sociétés aux fins d’attirer de nouveaux investissements. Le taux moyen de la fiscalité sur les entreprises se situait en ces pays à la fin de 2006 au niveau historiquement bas de 26%, ce qui est nettement mieux que le chiffre américain au même moment : 39, 3%.

Plutôt que de retenir les leçons des réformes effectuées par les membres les plus performants de l’Union, de nombreux pays membres continuent, néanmoins, à défendre dogmatiquement le « modèle social européen » contre des politiques économiques plus favorables au libre marché et à une plus grande ouverture à la concurrence. Et il est, en ces conditions, très peu vraisemblable que la vieille Europe adopte les réformes les plus prometteuses d’Europe centrale, telles le taux unique d’imposition. En février 2007, un groupe de neuf Etats membres a rendue publique une déclaration appelant à un renforcement des protections sociales et environnementales dans l’Union, qui ne pourrait que nuire à la croissance et aux gains de productivité.

La volonté du Président Sarkozy de retirer toute mention de la concurrence libre du Traité simplifié ne peut qu’être défavorable au statut de l’idée de marché libre au sein de l’Europe. Sarkozy n’a même pas cherché à dissimuler ses intentions : « Le mot protection n’est plus tabou, a t il dit.

Le protectionnisme en matières d’investissement et de commerce est pourtant la dernière chose dont l’Europe a besoin. Comme Zuleeg et Hageman l’ont écrit : « Le message est clair : pour les Français, le changement doit aller dans le sens d’un surcroît d’intervention publique et de protection des citoyens contre les menaces supposées de la globalisation, il doit se faire contre la concurrence libre, en faveur de la protection ».

L’Union : le problème, pas la solution

En mars 2000, l’Union a annoncé fièrement qu’elle deviendrait l’économie de la connaissance la plus dynamique et la plus performante du monde à l’horizon de 2010, avec, à la clé, le plein emploi et 3% de croissance annuelle. Dès 2005, elle a dû reconnaître un échec complet que rendait flagrant une croissance asthénique et le maintien d’un chômage élevé.

Selon l’Index de la Liberté économique 2007 publié par la Heritage Foundation, l’Europe est avant-dernière dans un classement des régions du monde pour ce qui concerne la liberté du travail et dernière dans le classement concernant la liberté fiscale… Les pesanteurs étatiques et la rigidité du marché du travail ont d’ores et déjà provoqué des troubles sociaux graves en Europe, particulièrement en France. Les réglementations diverses pesant sur les entreprises dans l’Union sont un obstacle majeur à la création de richesse. Le corpus législatif actuel de l’Union, « l’acquis communautaire », coûte aux entreprises une somme estimée à 600 milliards d’euros par an. Au cours des dernières années, Bruxelles n’en a pas moins continué à produire une quantité impressionnante de directives coûteuses, dont la directive REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals).

Un tel interventionnisme dans l’économie a pour corollaire le spectre hideux de la corruption. La Cour européenne a récemment rejeté les comptes de l’Union pour la treizième année consécutive. Open Europe, un think tank britannique, a calculé que les secteurs de dépenses sur lesquels la Cour donnait un avis négatif correspondaient à 57% du budget d’ensemble. Ces éléments reflètent un problème institutionnel endémique pour l’Union Européenne. Il est difficile de voir en celle-ci un vecteur possible de réforme économique dès lors qu’elle ne cesse de montrer qu’elle est incapable de simplement tenir ses propres comptes.

Au cours des récentes années, l’Europe est devenue synonyme de réglementations onéreuses et d’initiatives politiques destinées à centraliser le pouvoir. L’Union se doit de poser un regard critique sur l’énorme fardeau législatif qu’elle s’est infligée à elle-même, et se donner les moyens de déréglementer et de ne promulguer de prochaines directives que sur la base d’un calcul coûts-bénéfices rigoureux et indépendant.

Conclusion

L’Union Européenne a un besoin urgent de déréglementation si elle veut que les pays qui la composent soient en mesure de concurrencer les Etats-Unis. Les mesures suivantes pourraient constituer une fondation solide sur laquelle il serait possible d’envisager de bâtir des réformes économiques ultérieures : vastes privatisations, baisses de la fiscalité, réduction ou élimination des politiques de subvention constituant la PAC, réforme du marché du travail permettant d’accroître la mobilité et d’abaisser les coûts de celui-ci.

Grâce à Margaret Thatcher, le Royaume-Uni est passé voici vingt-cinq ans du statut d’homme malade de l’Europe à celui de vecteur de puissance européenne. Sous la direction de Mart Laar, l‘Estonie est passée, elle, plus récemment, du statut de province obscure de l’Union Soviétique à celui d’économie de la connaissance performante et technologiquement avancée. L’Union Européenne ne pourra maintenir son rang économique qu’en mettant fin à ses tentations socialistes et en embrassant pleinement la concurrence et les marchés ouverts.

Source : Institut Turgot
www.turgot.org

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Alan Kholmes
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MessageSujet: Re: L’UNION EUROPEENNE N’EST PAS UNE GRANDE PUISSANCE ECONOMIQUE   Mar 11 Mar - 18:47

Ce qu'il faut savoir surtout, en économie c'est pas seulement le taux de croissance qu'il faut regarder c'est surtout le ratio excedent/déficit.

Si tu as un pays qui fait du 10% du PIB mais que ses dettes tournent autour de 70% du PIB est ce que ça fait de ce pays un pays stable non c'est sur les dettes et sur la façon dont ce pays arrivera sur le long terme.

Un taux de croissance sur un an ça ne signifie rien mais alors rien du tout plus le taux est haut plus cela induit un évenement volatile.
Par contre un pays qui tourne à 1% ou moins sur plus de 20 ans alors là tu dis oui malgré toutes les tempetes ce pays sait faire face à n'importe quelle crise.

Il y a 20 ans de ça on parlait de l'Asie comme un tigre, du coup elle a prit en pleine face une crise et là panique totale.

Facile de faire du +10% si tout les 5 ans tu fais du -20% lool.
Par contre faire du +2% tout les ans avec en plus une économie mature sans potentiel car faut pas rever une fois la clientèle totalement satisfaite de son niveau de vie, tu ne pourras plus créer des besoins indéfiniments.

alors oui la Chine qui fait du +10% alors que tout est à faire ou créer ou à faire acheter c'est très facile par contre assurer une hausse sur un marché saturé là il y a du mérite.

Les chiffres posés tels quels ne veulent rien dire.

Car l'Angleterre est un des pays les plus endettés d'Europe par rapport a son PIB et surtout par rapport a ses consommateurs internes ils dépassent le 100% !!!

Et je tiens à rajouter surtout qu'en parlant de libre marché j'aimerais que certains pays l'écrasent un peu car il y a pas si longtemps Airbus a décroché un contrat avec le Pentagon un gros contrat de 50 milliards il me semble et bien entendu Boeing porte plainte pour pouvoir remporter le marché.

Alors les pays donneur de leçon ils peuvent se les garder.

L'Europe malgré tout sort un 14 450 milliars par an sur un marché qui n'a pas une devise dite de référence qui encaisse ses propres dettes donc le jour ou tu me trouves un pays ou continent équivalent qu'il fasse signe.

Car pour les USA le dollar est une facilité du fait que cette devise sert d'étalon donc tout ceux qui usent du dollar payent leur dette.

SURTOUT que l'Europe est le continent avec France et Allemagne en tête qui ouvrent le plus leur marché aux investisseurs étrangers alors dire que ces pays sont des dictatures pseudo socialistes faut franchement avoir honte de rien.

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MessageSujet: Re: L’UNION EUROPEENNE N’EST PAS UNE GRANDE PUISSANCE ECONOMIQUE   Mar 11 Mar - 19:31

Je double mon post car j'aimerais rajouter ou l'institut Turgo a raison c'est le fait actuelle que l'économie dite libre est une utopie car aucun pays au monde ne pratique le libre échange réel sinon dans ce cas on pourrait réellement faire ce que l'on veut sinon c'est une régulation qui bien entendu est mis en place par les entreprises dite en position de monopole ou qui s'alignent pour éviter tout conccurents sur son marché ou secteur.

A la différence de Turgot, pour moi il existe aucun pays libérale ni pays de référence car USA, Angleterre ou autres ne sont pas plus ou moins libérales que n'importe quels pays de l'ocde c'est ça qu'il faut se dire.

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