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 Jimmy WESSON voit déjà sa victoire

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Alvaro SERA
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MessageSujet: Jimmy WESSON voit déjà sa victoire   Mer 5 Sep - 12:39

Jimmy WESSON candidat républicain à l'investiture se voit déjà gagner les élections présidentielles de 2008.

Voici le texte de la nouvelle qu'il a publié en août dernier :

The Big Orange, vous connaissez ? Allons ! Si je vous disais qu'il s'agit de la troisième plus grande ville américaine, qu'elle est située en Californie, que l'industrie du cinéma s'y trouve, vous me répondriez ? Los Angeles. Et vous avez raison ! Pour ceux qui ne le savaient pas encore, j'ai quatre choses en horreur : la pluie, le vent, le froid et l'hypocrisie. Je préférais de loin les pays tropicaux. J'aurais pu m'installer à Miami en Floride, d'autant plus que depuis que Jeb Bush était passé par là, le coin était prospère. Problème : les ouragans et les crocos... Il y avait aussi le Texas, idéal pour des courses de chevaux... Finalement, après avoir tiré à pile ou face, ce serait la Californie. Vous me direz qu'il y a des tremblements de terre là bas. LA est la ville la plus sûre des US de ce point de vue, alors que d'autres au sol instable ne sont pas du tout équipées. On se rassure comme on peut.

Etat tradionnellement démocrate, avec un Congrès local très démocrate lui aussi, certes. Pour un sudiste, c'est l'horreur absolue, mais pas pour un français qui a quitté la France, pays où les socialistes ont considéré qu'il était injuste que les français ne paient que 71 % d'impôts sur ce qu'ils gagnent ( au moment de la mise en oeuvre du premier bouclier fiscal ) et où les charges sociales ponctionnent la moitié du salaire, c'est plus attractif ! Les démocrates ne sont certes pas des références, mais ils ont compris depuis longtemps que pour financer la protection sociale des américains, il fallait faire en sorte d'avoir un Etat très industrialisé et prospère. D'où des baisses d'impôts ciblées sur les classes moyennes, censées permettre le dynamisme de l'économie américaine, les réformes clintoniennes du Workfare State et les excédents budgétaires qui ont suivi. Les dems sont bien plus à droite que les socialistes, et même que les sarkozystes. Alain Madelin lui-même ne pourrait pas rêver mieux que la mairie de San Francisco s'il était aux USA !

Bref, me voilà en train de suivre une formation dans une université de LA. Je n'étais pas le seul français, il y en avait d'autres et avec qui j'avais sympathisé dans l'avion. Les campus là bas ont un avantage non négligeable, s'il doit y avoir 20 000 étudiants, tout sera prévu pour les loger, mais aussi pour qu'ils disposent de tout ce dont ils auront besoin. Les bibliothèques sont tout le temps ouvertes, on disposait d'ordinateurs pour travailler, les locaux étaient très bien entretenus, quant la sécurité, rien à craindre là non plus. Le personnel était nombreux. Bref, en somme, rien à voir avec la France et ses facs délabrées.

J'étais assis sur un banc, les yeux rivés sur mon ordi portable. Fichu business plan, j'avais oublié la sécurité sociale, tous les calculs à refaire ! Fallait que j'appelle Philippe pour lui demander si son copain Steven était dispo et pouvait réaliser mon programme... C'est là que Stéph déboule...

- Tu ne te reposes jamais ?

- Comment ? Euh... Stéphanie... Tiens, bonjour, comment tu vas ? disais-je en tapotant sur mon clavier.

Elle saisit mon ordinateur et le ferme devant mes yeux.

- AAAAAAH ! Les données ! Je les ai pas sauvegardées !

Elle range mon ordi dans son sac.

- Maintenant, c'est fini. Tu passes ta vie là dessus.

- Enfin Steph... Tu sais bien que ce projet, c'est toute ma vie !

- Je sais. Et moi, je compte pour du beurre.

- Bon, d'accord. Je vais lever le pied... Tu sais, gérer des relations sentimentales c'est pas trop mon truc...

- Oui, j'avais compris ! rit-elle. Bon, tu me sors ce soir ? On pourrait se promener vers Malibu.

- Malibu, okay.

Le soir même, après avoir fini mes cours, je me suis retrouvé au volant de ma BMW, direction Malibu. Histoire de se détendre et de changer. Je décroche mon téléphone portable et compose le numéro de Philippe.

- Ouais, Philippe ? Dis, est-ce que Steven est d'accord pour monter ce que tu sais ? Ce serait trop cool s'il acceptait, et...

Elle saisit mon portable et l'éteint.

- Tu ne peux pas t'en empêcher. C'est incroyable !

- Je suis désolé, Steph, pardonnes-moi.

On se retrouve donc à Malibu sur la plage. Bien que j'étais avec elle, allongé sur le sable, je ne pensais qu'à mon projet. Impossible de penser à autre chose. Le lendemain, j'ai retrouvé Philippe. Pourvu que son pote accepte. On a discuté longuement du concept. Après, comme il ne s'engageait pas pour rien, il fallut négocier... Finalement, au bout de deux heures et demie, il était d'accord. On s'y mettrait une fois que notre dernier semestre serait terminé. Celui-ci bouclé un mois plus tard, nous nous sommes retrouvés chez lui. Steven était un pro de l'informatique. Il passait des heures à tenter de créer le système de codes correspondant.

- Je n'y arriverais pas, dit Steven. Je connais mes limites. C'est impossible.

Je pose mon bras sur son épaule.

- On peut y arriver, et si tu y crois comme nous tous, on y arrivera. Tu sais ce que disait Senèque ?

- Je m'en souviens, oui.

- Courage mon vieux.

- Tu peux m'apporter du café ?

- Ca marche.

Les journées passent, sans véritable résultat, et au moment où nous touchions au but, cela se conclut par un ratage total. Un après-midi :

- On y arrivera pas... se lamente Philippe, alors que nous étions devant la maison de Steven qui travaillait d'arrache pied. On a visé trop haut. Autant laisser tomber...

- Il le faut. Phil, c'est l'idée du siècle, et tu le sais !

- Si Steven n'y arrive pas...

- Il y arrivera.
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Alvaro SERA
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MessageSujet: Re: Jimmy WESSON voit déjà sa victoire   Mer 5 Sep - 12:43

SUITE...Un soir, à six heures du matin, alors que nous dormions dans des matelas que nous avions amenés sur place dans la maison de Steven, nous entendîmes un cri épouvantable qui nous fit sursauter.

- C'était quoi ? disais-je affolé.

- Je... Je crois que c'était Steven.

J'ouvre la porte le premier.

- C'est merveilleux ! Les gars, j'ai réussi ! Regardez !

Nous nous précipitons à l'écran.

- Notre bébé vient de naître, disais-je ému... Dans la vie il faut toujours persévérer, la preuve, nous avons réussi... Merci...

- Et maintenant ?

- Il faut faire protéger ce concept contre toute personne mal intentionnée, d'abord. Il faut ensuite agir vite. Nous devons être les premiers. D'autres ont pu avoir la même idée que nous.

J'avais décidé de changer de nom, afin de paraître plus américain. Nous avons réglé toutes les formalités dans la matinée, avant de chercher une entreprise qui pourrait nous l'acheter. Nous avions fait des copies ( l'original était protégé en lieu sûr ) dont une fut transférée sur un ordi portable. La première entreprise fut un ratage complet.

- L'idée du siècle, ça ? Ah, ah ah ah ah ! J'ai jamais autant rigolé de ma vie !

La deuxième, idem. Quant à la troisième, elle nous éjecta.

- On y arrivera pas, ça ne sert à rien. Autant se faire une raison. On a fait tout ça pour rien.

- La prochaine sera la bonne.

- On en a déjà essayé trois...

- Vous verrez !

Finalement, il fallut attendre la cinquième. Ce n'était pas la boîte la plus intéressante, un journal local. mais son patron voulait qu'on mette au point notre programme chez lui pour voir. Il nous paya, mais pas grand chose, quarante mille. On était loin du million espéré. Je leur ai laissé mon numéro de téléphone.

- On l'a bradé, soupire Steven. A se demander pourquoi on a fait ça.

- On ne l'a pas bradé, disais-je. On lui a permis de l'utiliser à moindre coût, mais le concept est toujours à nous.

- En attendant, on fait quoi ?

- On attend. Le succès viendra.

L'entreprise utilisa donc notre logiciel et l'exploita comme il convenait. En trois semaines, ses ventes s'envolèrent, ce qui lui permis de renouer avec les bénéfices, qu'elle n'avait pas connu depuis un bail.

- 30 % de ventes supplémentaires ?! dit le patron d'une entreprise concurrente.

- Oui, Monsieur. Pour un canard local, c'est incroyable n'est-ce pas ?

- Sam, je veux ce programme. Je suis prêt à payer le prix qu'il faudra !

Je n'avais pas bougé du campus. Alors que je rentrais chez moi, un type, la quarantaine me fit un signe. Je vins à sa rencontre.

- Je m'appelle Sam Gilmore, je travaille pour le Los Angeles Times. Je vous achète votre concept deux millions de dollars !

- Deux millions de dollars...

- N'écoutez pas cette vieille canaille ! Frank Zimmerman du Washington Post. Je vous l'achète cinq millions mais je veux l'exclusivité ! On fait comme ça ?

- Puisqu'il en est ainsi, dit Sam, j'en donne sept !

- Et moi dix... dit un type qui se dégage du lot. Jack Lamer, du USA Today.

- Doucement, disais-je pris d'un vertige, nous sommes toute une équipe à avoir travaillé sur ce projet. Nous devons nous concerter.

J'avais toutes leurs cartes. Et bien... Il fallait que je trouve les autres.

- Dix millions de dollars ?! dit Philippe en regardant les cartes.

- C'est l'offre du type du Time, oui...

- Dix millions à se partager à trois, ça fait plus de trois millions pour chacun, calcule Steven.

- Accepte Nico, c'est beaucoup d'argent.

- Il nous le vend dix millions parce qu'il sait que notre programme vaut beaucoup plus. Tu es prêt à accepter trois millions alors que nous pourrions gagner des milliards ? C'est une avancée technologique dont on parle. A terme, ils en seront tous équipés. Un seul ne pourra pas la conserver pour lui. Nous allons leur vendre le droit d'utiliser notre produit, mais nous conserverons le concept en tant que tel. Qui est pour ?

Steven lève la main, je lève la main. Phil finit par lever la sienne.

- J'espère que tu ne fais pas une erreur monumentale, me dit Steven.

- Tu verras que j'ai eu raison, fais moi confiance. On a l'opportunité de monter un truc énorme. Je ne la laisserais pas passer.

Le prix n'était plus le même, mais ce n'était pas le plus important. Il aurait été plus facile effectivement d'accepter dix millions tout de suite... Mais après, l'aventure était finie. Il n'y avait plus d'enjeu. Et puis, quand on sait que son idée est l'idée du siècle, pourquoi céder à la première tentation venue ? Ne dit-on pas que la fortune sourit aux audacieux ? Le concept était toujours à nous. Le succès vint plus tard, mais il vint. Les clients finirent par affluer très vite. Il fallut embaucher des commerciaux, un expert comptable. Steven se charga de diriger le pôle de R & D, Philippe devint mon numéro deux mais il finit vite par être débordé, il délégua le recrutement à une entreprise spécialisée. Il fallut acheter du matériel informatique. Il en manquait toujours, c'était l'effervescence. Cela appelait de partout, du Japon, de l'Angleterre, de la Russie, du Brésil... Notre société passa en quelques mois d'une vingtaine de salariés à près de deux mille. Un an plus tard, elle réalisa deux milliards de dollars de chiffre d'affaires. Il ne restait bientôt plus que l'introduction en Bourse, et la consécration : la présence de notre boîte dans l'indice Dow Jones.

- Tu sais qu'après, nous serons à la botte des fonds d'investissements, qui pourront siéger au sein du conseil d'administration. La plupart de ces gens ne sont motivées que par des profits rapides, une envolée des cours, quitte à sacrifier la rentabilité de l'entreprise, me dit prudemment Philippe.

- Je sais, mais d'un autre côté, toutes les grandes entreprises sont côtées en Bourse.


Nous en avons discuté pendant des heures, là encore. Finalement, nous nous sommes mis d'accord : va pour l'introduction en Bourse, qui nous pousserait à donner le meilleur de nous-mêmes. Nous étions aussi les seuls dans notre secteur, un peu comme Windows de Microsoft, ce qui réduisait les risques. Vint l'introduction en Bourse, très médiatisée. Notre arrivée sur Wall Street fit sensation, jusqu'au moment où j'ouvre la séance... Tout y était... Les cours de l'action s'envolèrent littéralement. Nous sommes devenus milliardaires en quelques jours. Je fis la une de Forbes. Mais l'important n'était pas là : notre entreprise était devenue un géant. Nous avions réussi. C'était la seule chose qui comptait à mes yeux.

- J'ai signé une belle affaire aujourd'hui, disais-je alors dans mon bureau...

- Laquelle ? me demande Philippe.

- J'ai racheté CNN.

Il avala de travers.

- CNN ? Tu plaisantes ? Cette société est en faillite ! Et tu appelles ça une belle affaire ? Tu n'es pas sérieux, j'espère ?

- T'en fais pas, lui souris-je. J'ai un plan.

Si Fox News était aujourd'hui au sommet, c'est parce qu'elle avait fait ce que CNN ambitionnait de faire. A partir de là, il fallut revoir tout de fond en comble, et pas seulement la grille des programmes. C'est ce qui a pris le plus de temps. D'autant plus que le moral de la plupart des salariés était plus qu'en berne. Ainsi, deux ans plus tard, CNN s'était redressée et avait détrônée Fox News.

- Je ne le crois pas, Nico, tu as réussi ! me dit Philippe, sous les applaudissements bruyants de l'Assemblée Générale.

- C'est faux, Philippe, cette réussite n'est pas la mienne, mais celle de tous les employés qui travaillent ici avec un réel dévouement ! Sans eux, tout cela aurait été impossible. Et maintenant, lui disais-je avec un sourire en coin, on rachète General Motors ?

Depuis tout ce temps, je m'étais marié avec Stéphanie qui m'avait donné trois enfants, deux garçons et une fille. J'aurais pu me reposer sur mes lauriers, mais j'aimais les défis. Je voulais donc passer à autre chose. J'ai donc appelé Phil pour qu'il passe à la maison, une villa gigantesque sur Beverly Hills.

- Désires-tu boire quelque chose, Phil ?

- Non merci, ça ira.

- Phil, je voulais te voir car j'ai quelque chose d'important à te dire. J'aimerais te confier les rênes de notre entreprise.

- Enfin Nico, tu n'y penses pas ! C'est toi qui a permis à notre entreprise d'en être là où elle en est. Sans toi, elle ne pourra jamais...

- Phil... Je t'ai vu à l'oeuvre lorsque je t'avais confié des missions de la plus haute importance. Je sais que tu en as les capacités, que je peux te faire confiance. Prends une journée pour y réfléchir à tête reposée.

- Et toi, qu'est-ce que tu deviendras ?

- Oh ne t'en fais pas pour ça, on parlera toujours de moi, lui souris-je.

Il revient plus tard pour me dire qu'il acceptait. Je pouvais donc me consacrer à ce que je voulais faire depuis longtemps. Lors d'un show très populaire, le présentateur me demande :

- Monsieur Wesson, envisageriez-vous d'être candidat au poste de gouverneur de cet Etat ?

- Oui, je serais candidat ! lui souris-je.
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Alvaro SERA
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MessageSujet: Re: Jimmy WESSON voit déjà sa victoire   Mer 5 Sep - 12:47

Une campagne animée, de bons discours, un adversaire affaibli par divers scandales, et quelques mois plus tard, je devins gouverneur. Je me retrouve donc à Sacremento, capitale administrative de l'Etat de Californie.

- Cette maison est moins grande que celle que nous avions ! riais-je, dans mon bureau.

- Oui, en effet, me dit Steph. Tu as remporté les élections...

- J'aurais préféré me faire élire en Caroline du Sud, mais il y avait les enfants, ils se sont attachés à la vie d'ici, et quelque part, moi aussi. Quand je pense que je devrais me farcir ces imbéciles de démocrates ! soupirais-je.

- Oui... Un gouverneur républicain dans un Etat profondément démocrate ! Autant dire, des marges de manoeuvres inexistantes... Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant que tu as été élu ?

- Du jet ski.

- Pardon ?

- Ben oui, y'a que ça que je suis encore libre de faire maintenant !

- Tu n'es pas sérieux...

- Mais si, disais-je en quittant mon bureau.

Je gagne mon 4X4 qui était garé là.

- Enfin, tu n'y penses pas.

- La seule chose que je peux faire pour bouger les choses ici, c'est d'organiser des référendums, mais ça ne se fait pas comme ça. Je sors d'une campagne harassante... Et puis ici, c'est pas comme en France, on a quelques jours pour récupérer. Tu viens ?

- Bon, d'accord.

Les mois passent. J'organise quelques référendums ciblés sur des baisses d'impôts, la réduction de la taille de l'Etat de Californie. Des sujets qui faisaient consensus ici. Jack, un homme qui travaillait avec moi pour le compte d'une fondation, voulait me montrer un film. Nous avons fini dans une salle de projection.

- Ca va certainement vous plaire, me dit Jack. Voici votre prochaine demeure...

Apparaît alors, sous mes yeux effarés, la Maison Blanche.

- Un défi de taille pour vous, n'est-ce pas ?

- C'est impossible, voyons ! La Constitution...

- Ne vous en faites pas pour ça, me dit un de ses collègues, nous avons des amis à Washington. D'ailleurs, la procédure de révision est en cours. Nous pouvons vous faire élire. Cela ne tient qu'à vous.

- Si vous vous êtes présenté comme gouverneur, c'est parce que vous y pensiez déjà, non ? me dit un autre.

- Vous nous avez fait gagner beaucoup d'argent, dit un représentant des principaux médias américains. Nous serons avec vous.

- Il faut que j'y réfléchisse.

- Prenez la bonne décision, me dit Jack.

Une histoire de fou, alors que j'étais pas même né sur le sol américain, mais un beau challenge en perspective. Or j'aimais les challenges. Plus ils étaient difficiles, mieux c'était. Je fis venir Jack dans mon bureau.

- D'accord, disais-je à Jack.

- Vous serez un très bon Président, dit-il en faisait signe à un des hommes qui attendait devant la porte.

- Je représente une organisation proche de la droite religieuse, me dit l'homme. En signe de votre bonne foi, signez cet accord qui vous engagera personnellement à mener ces réformes en application une fois que vous aurez remporté l'élection.

Je lis l'accord. Le gars poursuit :

- Nous connaissons vos positions personnelles sur l'avortement et la famille, mais aussi sur les impôts. Nous souhaitons donc que vous promouviez nos valeurs dès votre élection.

- Comme un Amendement Constitutionnel supprimant l'avortement...

- Mais aussi la mise en place d'une Flat Tax dans notre pays, la concentration de l'Etat sur ses missions régaliennes, et la défense des traditions et des valeurs familiales.

Je signe.

- Voilà.

- Vous n'êtes pas sans savoir que nous représentons des millions d'électeurs. Nous vous soutiendrons à la Présidence.

Deux mandats plus tard, le temps que la révision constitutionnelle aboutisse, je devins donc candidat à la Présidence. Je n'étais pas tout seul mais mes principaux concurrents étaient des liberals de la Côte Est qui n'arriveraient jamais à rafler le Sud conservateur. Un seul du Nouveau Mexique pouvait encore me faire de l'ombre. Cependant, j'étais bien entouré. Mes amis s'étaient occupés de tout. Je finis vite par leur passer devant, récoltant un maximum de fonds pour financer ma campagne. Il fallut travailler les discours. J'en devenais pointilleux. Me voilà en Floride, au Nouveau Mexique, en Arizona. Je me balladais un peu partout à dire vrai. A côté, ma campagne comme gouverneur de Californie avait été une promenade de santé. Viennent les primaires. Je remporte un Etat, puis un suivant, et ainsi de suite. Plus la campagne avancait, plus la pression augmentait. Je finis vite par comprendre que je décrocherais la nomination. J'avais les médias et les sondages avec moi. Sans parler de mon entreprise, et de toutes celles que j'avais redressées dans la foulée. Je remporte la nomination et me retrouve au fameux débats télévisés contre mon adversaire démocrate. Vivement que tout cela soit fini. J'en étais malade. La Maison Blanche, c'était quand même énorme ! Il fallait trouver les mots justes... Ca n'a pas été facile. Les résultats étaient serrés. L'Ohio, où j'avais fait une bonne campagne, finit dans les mains de mon adversaire. C'était fichu...

- Nous avons perdu... disais-je dans mon bureau avec mes amis, une attitude qui ne me ressemblait pas.

- Jimmy, sois patient, il reste encore un Etat.

La Floride, où j'avais fait une mauvaise campagne ? J'y croyais peu. Il fallait bien se résigner, j'avais visé trop haut. Je n'étais pas né ici et je savais que mon adversaire en avait joué en se présentant comme quelqu'un du coin. J'avais eu les médias derrière moi, mais Kerry les avait eu aussi. On connaît la suite.

- Nous venons de recevoir à l'instant les derniers résultats sortis des urnes de l'Etat de Floride, dit un journaliste télé. Selon ces résultats, Wesson gagne contre Montgomery avec 10 000 voix d'avance !

- Jimmy, tu as réussi !

Je ne pouvais pas le croire tellement j'étais éberlué. Quelques mois plus tard, je me retrouve à la Maison Blanche avec ma femme et mes enfants. Durant mon mandat, j'applique les réformes que j'avais promises, à savoir un Amendement Constitutionnel supprimant l'avortement mais aussi consacrant un budget équilibré, une Flat Tax à 15 % pour tous les américains, ce qui entraîna une réforme totale et profonde des structures de l'Etat. Suite à une politique de libéralisations et de dérèglementations, le département de l'Education fut supprimé, tout comme le Département concernant la Santé. La police, la justice et la défense, furent d'autant privilégiés. Au bout de huit ans, les prélèvements obligatoires ne dépassèrent pas 15 % de la richesse nationale, et nous nous retrouvâmes avec des excédents budgétaires, mais aussi une croissance économique record. Je me battis pour que les prisonniers politiques chinois sont libérés, tout en aidant les dissidents chinois mais aussi iraniens à se battre contre le régime en place. Les régimes en place, dans les deux cas, s'écroulèrent au bout de quelques mois, sans que cela nous coûta la vie de milliers d'hommes où mène à une guerre civile, comme dans le cas irakien. Je fus réélu avec 55 % des voix.


Alors, est-ce un doux rêve qui se transformera en cauchemard ou un rêve prémonitoire ?

Les élections ne sont jamais jouées d'avance ! Le candidat WESSON fera-t-il son retard sur le favori pour l'investiture de son parti ?

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MessageSujet: Re: Jimmy WESSON voit déjà sa victoire   Mer 5 Sep - 14:06

Hum..j'espere bien detruire le reve de Wesson Cool (à moins que Warren ne s'en charge des les primaires Wink )
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James B. Lewis
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MessageSujet: Re: Jimmy WESSON voit déjà sa victoire   Mer 5 Sep - 14:40

Ton DailyNews ressemble beaucoup à "Voici" ou Paris Match
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Christopher W. Kristol
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MessageSujet: Re: Jimmy WESSON voit déjà sa victoire   Mer 5 Sep - 15:23

Ce n'est pas à moi de me charger de quoi que ce soit Wink
Ce sera aux Républicains de choisir leur candidat !
... Que le meilleur gagne! J'espère juste que mon projet sera apprécié par la majorité des Réublicains!

Par contre, du côté Démocrate, c'est comme dans la vraie campagne, il n'y a pas de doute, Josh sera désigné, car il est ni trop gauchiste ni trop conservateur, il est un pur Démocrate !!

_________________
Christopher W. Kristol
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Candidat au poste de Gouverneur de l'État de Floride pour le GOP - Directeur de communication de Bill O'Malley

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MessageSujet: Re: Jimmy WESSON voit déjà sa victoire   Mer 5 Sep - 15:24

Par contre, du côté Démocrate, c'est comme dans la vraie campagne, il n'y a pas de doute, Josh sera désigné, car il est ni trop gauchiste ni trop conservateur, il est un pur Démocrate !! qui aime son Pays
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Jimmy Herbert Wesson

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MessageSujet: Re: Jimmy WESSON voit déjà sa victoire   Ven 7 Sep - 22:20

Oui on croirait lire France Dimanche... Et encore il est gentil il a pas sortit un texte sur ma vie privée qui aurait massacré ma campagne...

Le problème de Josh justement c'est qu'il est tel qu'il est ! Au moins avec Nightmare on aurait pas besoin de trop se fatiguer lol! vu que lol! lol!
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Doyle Kingsley
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MessageSujet: Re: Jimmy WESSON voit déjà sa victoire   Ven 7 Sep - 23:03

Un paparazzi ? vrai on dirait Paris Match.

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MessageSujet: Re: Jimmy WESSON voit déjà sa victoire   

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Jimmy WESSON voit déjà sa victoire
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