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 L’UNION EUROPEENNE N’EST PAS UNE GRANDE PUISSANCE ECONOMIQUE

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Norman Thompson
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MessageSujet: L’UNION EUROPEENNE N’EST PAS UNE GRANDE PUISSANCE ECONOMIQUE   Dim 6 Jan - 1:59


Avec les turbulences du marché du crédit et du logement, un déficit commercial inquiétant et des craintes de récession, les Etats-Unis ne semblent pas économiquement au mieux de leur forme, et certains commentateurs prédisent que l’Europe va prendre le dessus et devenir la grande puissance économique du futur. Dans un article récent, Steven Hill, directeur de la New America Foundation affirme dissiper « Cinq mythes concernant les maladies de la vieille Europe », et démontrer que l’Union Européenne est en train de prendre l’ascendant.

S’il est très vraisemblable que l’économie américaine va connaître un ralentissement en s’ajustant à la crise du crédit, l’Europe fait face à des défis économiques profonds qui lui sont propres, et doit répondre positivement à ces défis si elle entend rester compétitive.


La vérité sur l’économie européenne


L’économie européenne, avec ses 27 Etats membres, est si on l’examine globalement, bien positionnée par comparaison avec d’autres pays du monde pris individuellement. L’Union européenne est la plus grande puissance marchande du monde et un récipiendaire important d’investissements étrangers directs. Néanmoins, les statistiques globales masquent le fait que ce sont les performances économiques d’une poignée des membres de l’Union qui dopent les statistiques d’ensemble.

En ouvrant ses marchés, en abaissant sa fiscalité sur les entreprises à 12,5% et en investissant dans l’éducation, l’Irlande est devenue le Tigre celtique et a connu ces dernières années des chiffres de croissance enviables –5,7% en 2006. Les Etats d’Europe de l’Est qui ont accédé à l’Europe en 2004 connaissent eux-mêmes aujourd’hui une forte croissance, tout particulièrement les Etats baltes. L’Estonie a mis en œuvre une libéralisation radicale de son économie incluant une fiscalité à taux unique, une suppression du contrôle des prix et de multiples privatisations. En conséquence, son économie a atteint un taux de croissance de 10,9% en 2006, taux que des pays tels que la Belgique, l’Italie, la France et l’Allemagne doivent se contenter d’envier. L’économie britannique, très dynamique depuis les réformes profondes mises en œuvre par Margaret Thatcher dans les années 1980 sont un autre facteur d’amélioration des statistiques européennes. La City de Londres représente à elle seule 42% du marché global des capitaux, 43% du marché des produits dérivés, et 32% du marché des changes.

La Grande-Bretagne, l’Irlande, l’Estonie, grâce à des réformes drastiques, disposent d’avantages concurrentiels, d’une meilleure productivité et des avantages découlant de marchés ouverts. Leurs chiffres, ajoutés à ceux du reste de l’Europe, font apparaître les chiffres d’ensemble sous un jour plus favorable.

Même en prenant les chiffres globaux, les Etats-Unis soutiennent favorablement la comparaison. Entre 2002 et 2006, le PIB global de l’Europe a cru à un rythme annuel moyen de 1,9% : le chiffre pour les Etats-Unis est de 2,9%. En septembre 2007, le taux de chômage moyen en Europe était de 7%, aux Etats-Unis il se situait à 4,7%. La Politique agricole commune européenne protège et finance les agriculteurs riches du continent tout en excluant des marchés européens les agriculteurs les plus pauvres. Selon les services du Trésor du Royaume-Uni, lorsqu’on mesure sa participation au produit global mondial en termes de parité de pouvoir d’achat, l’Union est dans un état chronique de déclin qui semble destiné à se poursuivre.

Il existe une lueur d’espoir sur l’horizon. Face à la concurrence de leurs voisins de l’Est, l’Espagne, l’Allemagne, la France et la Grande Bretagne ont, en effet, abaissé leur fiscalité sur les sociétés aux fins d’attirer de nouveaux investissements. Le taux moyen de la fiscalité sur les entreprises se situait en ces pays à la fin de 2006 au niveau historiquement bas de 26%, ce qui est nettement mieux que le chiffre américain au même moment : 39, 3%.

Plutôt que de retenir les leçons des réformes effectuées par les membres les plus performants de l’Union, de nombreux pays membres continuent, néanmoins, à défendre dogmatiquement le « modèle social européen » contre des politiques économiques plus favorables au libre marché et à une plus grande ouverture à la concurrence. Et il est, en ces conditions, très peu vraisemblable que la vieille Europe adopte les réformes les plus prometteuses d’Europe centrale, telles le taux unique d’imposition. En février 2007, un groupe de neuf Etats membres a rendue publique une déclaration appelant à un renforcement des protections sociales et environnementales dans l’Union, qui ne pourrait que nuire à la croissance et aux gains de productivité.

La volonté du Président Sarkozy de retirer toute mention de la concurrence libre du Traité simplifié ne peut qu’être défavorable au statut de l’idée de marché libre au sein de l’Europe. Sarkozy n’a même pas cherché à dissimuler ses intentions : « Le mot protection n’est plus tabou, a t il dit.

Le protectionnisme en matières d’investissement et de commerce est pourtant la dernière chose dont l’Europe a besoin. Comme Zuleeg et Hageman l’ont écrit : « Le message est clair : pour les Français, le changement doit aller dans le sens d’un surcroît d’intervention publique et de protection des citoyens contre les menaces supposées de la globalisation, il doit se faire contre la concurrence libre, en faveur de la protection ».


L’Union : le problème, pas la solution.

En mars 2000, l’Union a annoncé fièrement qu’elle deviendrait l’économie de la connaissance la plus dynamique et la plus performante du monde à l’horizon de 2010, avec, à la clé, le plein emploi et 3% de croissance annuelle. Dès 2005, elle a dû reconnaître un échec complet que rendait flagrant une croissance asthénique et le maintien d’un chômage élevé.

Selon l’Index de la Liberté économique 2007 publié par la Heritage Foundation, l’Europe est avant-dernière dans un classement des régions du monde pour ce qui concerne la liberté du travail et dernière dans le classement concernant la liberté fiscale… Les pesanteurs étatiques et la rigidité du marché du travail ont d’ores et déjà provoqué des troubles sociaux graves en Europe, particulièrement en France. Les réglementations diverses pesant sur les entreprises dans l’Union sont un obstacle majeur à la création de richesse. Le corpus législatif actuel de l’Union, « l’acquis communautaire », coûte aux entreprises une somme estimée à 600 milliards d’euros par an. Au cours des dernières années, Bruxelles n’en a pas moins continué à produire une quantité impressionnante de directives coûteuses, dont la directive REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals).

Un tel interventionnisme dans l’économie a pour corollaire le spectre hideux de la corruption. La Cour européenne a récemment rejeté les comptes de l’Union pour la treizième année consécutive. Open Europe, un think tank britannique, a calculé que les secteurs de dépenses sur lesquels la Cour donnait un avis négatif correspondaient à 57% du budget d’ensemble. Ces éléments reflètent un problème institutionnel endémique pour l’Union Européenne. Il est difficile de voir en celle-ci un vecteur possible de réforme économique dès lors qu’elle ne cesse de montrer qu’elle est incapable de simplement tenir ses propres comptes.

Au cours des récentes années, l’Europe est devenue synonyme de réglementations onéreuses et d’initiatives politiques destinées à centraliser le pouvoir. L’Union se doit de poser un regard critique sur l’énorme fardeau législatif qu’elle s’est infligée à elle-même, et se donner les moyens de déréglementer et de ne promulguer de prochaines directives que sur la base d’un calcul coûts-bénéfices rigoureux et indépendant.

Conclusion

L’Union Européenne a un besoin urgent de déréglementation si elle veut que les pays qui la composent soient en mesure de concurrencer les Etats-Unis. Les mesures suivantes pourraient constituer une fondation solide sur laquelle il serait possible d’envisager de bâtir des réformes économiques ultérieures : vastes privatisations, baisses de la fiscalité, réduction ou élimination des politiques de subvention constituant la PAC, réforme du marché du travail permettant d’accroître la mobilité et d’abaisser les coûts de celui-ci.

Grâce à Margaret Thatcher, le Royaume-Uni est passé voici vingt-cinq ans du statut d’homme malade de l’Europe à celui de vecteur de puissance européenne. Sous la direction de Mart Laar, l‘Estonie est passée, elle, plus récemment, du statut de province obscure de l’Union Soviétique à celui d’économie de la connaissance performante et technologiquement avancée. L’Union Européenne ne pourra maintenir son rang économique qu’en mettant fin à ses tentations socialistes et en embrassant pleinement la concurrence et les marchés ouverts.


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Daniella Markheim est analyste des politiques commerciales au Center for International Trade and Economics, et Sally McNamara est analyste politique concernant les affaires européennes au Margaret Thatcher Center for Freedom, à la Heritage Foundation


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MessageSujet: Re: L’UNION EUROPEENNE N’EST PAS UNE GRANDE PUISSANCE ECONOMIQUE   Mar 8 Jan - 14:15

Ce qui est marrant c'est de voir l'acharnement du think tank US face à la déroute.

Oui les USA n'ont jamais eu de chiffres aussi mauvais depuis 2003, vendredi dernier les non farms payrolls ont été désastreux, 18 000 crées seulement, au lieu de 140 000 par mois. ( 70 000 était l'objectif du mois de décembre )

Le chomage a augmenté de 4.5 à 5

le dollar a encore perdu 100 points face à l'€uro.

et la Fed en fin de mois va se réunir une nouvelle fois dans le but d'abaisser son taux de 25 points au mieux.


L'Europe a déjà connu sa crise elle est en pleine restructuration, l'Allemagne premier exportateur mondiale en est la preuve.

L'Europe fait ses petites progressions lentement mais tiens la route.

Les pays de l'Europe de l'est sont partis de rien facile de les comparés aux pays qui les finances qui eux sont a maturité.

L'Europe est belle est bien l'économie centrale que cela plaise ou non elle sera et a toujours été la tracteur de l'économie mondiale.

Si il y a bien un pays qui n'a pas a donné de leçon en terme de protectionnisme ce sont bien les USA.

Libéraux en théorie mais pas en pratique.

Voici des chiffres basés sur les indicateurs de l'ocde et de 150 indices du volumes du pib consacré au marché internationale :

Allemagne 35%
France 26%
GB 25%
USA 13%

Ceci montre le French paradoxe dans tout sa splendeur car malgré les 36% de Français favorables à la mondialisation la France fait parti des leaders dans l'ouverture de son marché.

En France 25% des emplois sous pavillons étrangers alors que USA , Allemagne, Espagne et Italie sont sous les 20%.


Donc l'Europe est belle est bien la plus ouverte en terme d'économie de marché.

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